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Pauline Dubuisson est une femme que je ne connaissais pas, mais après avoir lu Je vous écris dans noir de Jean-Luc Seigle je dois dire que je suis fortement intriguée par sa vie. L'auteur nous propose de suivre le destin tragique de cette femme tout en étant romancé. C'est assez troublant d'ailleurs ce que nous ressentons leur de cette lecture, disons le clairement on ressent de l'empathie pour cette femme.

Son histoire ? Pauline Dubuisson est une jeune femme brillante, étudiante en médecine qui va être victime des hommes, elle va vivre des moments odieux, abominables notamment lors de la libération alors seulement âgée de seize ans.

Puis elle va tomber amoureuse de Félix et elle va être accusée de meurtre de son ex-fiancé en 1950, elle sera condamnée à mort pour la deuxième fois puis à la perpétuité et elle sera libérée quelques années plus tard pour bonne conduite.

C'est à ce moment-là que le pouvoir des mots de Jean-Luc Seigle intervient, car il va nous raconter que Pauline va changer de prénom et partir vivre au Maroc. Il va nous faire voyager au Maroc et à nous donner le sentiment de vivre dans les années 60, c'est vraiment fou. L'auteur utilise la première personne et il arrive à incarner Pauline. Elle va devenir Andrée et rencontré Jean, ils vont se rapprocher et tomber amoureux l'un de l'autre. Puis, Jean va la demander en mariage, mais il ignore tout du passé de sa future femme. Elle se sent mal à l'aise et troublée elle va donc décider de raconter son histoire, sa véritable histoire.

Quel pouvoir, l'auteur nous embarque complètement dans ce récit et nous interroge sur la justice, la mort. Il nous interpelle notamment sur la période de la libération et surtout nous donne envie de découvrir l'histoire de cette femme.

En résumé : je ne connaissais pas la plume de l'auteur et quelle sensibilité. C'est une lecture très fluide, très rapide. Bref, c'est une lecture poignante !

Lien de la chronique qui m'a fait découvrir ce livre : ici

"J'ai quand même senti qu'il était temps que je parte, que je m'éloigne de tout ça, de mon histoire, de mon crime, de ma famille, d'elle et même de la langue maternelle qui finissait toujours par me condamner. Le film quelques jours plus tard finit de me convaincre."